Tableau de bord Truite de mer

Dans un objectif de préservation des populations de poissons migrateurs amphihalins, la connaissance de l’état des espèces et de leur milieu de vie est fondamentale.

C’est au travers de descripteurs synthétiques, obtenus grâce à des suivis biologiques, que l’observatoire constitue un support pour la prise de décisions et l’orientation des politiques de gestion des populations de poissons grands migrateurs du bassin Seine-Normandie.

L’observatoire est également un outil de diffusion de l’information vers le grand public et les professionnels travaillant dans le domaine de la biodiversité.

Tableau de bord

Liste rouge

La truite est présente dans la liste rouge de l’UICN et est considérée comme sujette à « Préoccupation mineure » aux niveaux mondial et français.

 

EX : Eteint dans la nature  -  RE : Disparu de France métropolitaine  -  CR : En danger critique d’extinction  -  EN : En danger  -  VU : Vulnérable  -  NT : Quasi-menacé  -  LC : Préoccupation mineure  -  DD : Données insuffisantes   -  NA : Non applicable (Taxon introduit, en limite d’aire…)

Protection nationale

  • Arrêté ministériel de biotopes du 08/12/1988 : Liste des espèces de poissons protégées, article 1 : mise en, réserve de naturelle et protection de l’habitat

Programmes et plans de gestion

  • Plan de gestion des poissons migrateurs du bassin Seine-Normandie (PLAGEPOMI)

 

 

Au niveau du bassin Seine-Normandie, la Truite de mer est encore relativement bien représenté. Elle peut être rencontré sur la grande majorité des fleuves côtiers normands et également des affluents de l'estuaire de Seine.

Néanmoins, les niveaux de présence diffèrent grandement d'un fleuve à l'autre. Certaines rivières n'accueillent que quelques individus par an (on parle seulement de présence de l'espèce), d'autres possèdent des peuplements relativement fragiles avec des effectifs moyens (on parle là de fréquentation) et d'autres possèdent des effectifs plus conséquents, avec des populations bien installées et des reproductions tous les ans, il s'agit là de bassins colonisés par l'espèce. 

Ces variations d'un bassin à l'autre sont fonction de nombreux paramètres environnementaux, parmis lesquels la géologie des sols joue fortement. En effet, la nature du sol a un effet primordial sur une rivière, elle influe sur les débits, la température de l'eau, la nature du substrat, les pentes et donc les vitesses d'écoulement, etc... En Normandie, on oppose régulièrement les sols calcaires (à l'est) aux sols granitiques (à l'ouest). Il est avéré que la truite de mer préfère les rivières coulant sur un sol calcaire, c'est pourquoi, on trouve des populations mieux développées sur les rivières de normandie orientale (notamment la Dives, la Touques, la Risle, et les côtiers seino-marins). Les autres rivières, sur le socle ancien (granitique), hébergent elles-aussi des truite de mer, mais sont généralement dominés par le saumon. 

 

 

Sur certains fleuves normands, des dispositifs permettent de dénombrer les poissons en migration. Ces données permettent d’observer l’évolution des populations années après années. Parmis les fleuves équipés de ces dispositifs, ce sont la Touques, la Bresle et la Risle qui totalisent généralement le plus de passages. 

Les longues chroniques de données disponibles sur la plupart des observatoires permettent de montrer l'évolution du nombre de truite de mer s'engageant annuellement sur les fleuves normands. On observe ici les tendance sur la période allant de 2008 à 2021 (le "pas de temps" correspond à ceux des PLan de GEstion des POissons MIgrateurs successifs).

 

L'interface ci-dessous vous permet d'accéder aux informations de passage des migrateurs sur chacune des stations de contrôle du territoire suivi : 

Pour une visualisation de l'application en plein écran : > Cliquez sur ce lien <