Réseau Saumon

Le réseau Saumon est composé d’environ 150 stations de pêche réparties sur deux zones distinctes, l’une couvrant la Normandie occidentale, échantillonnée par la FDAAPPMA 50 et l’INRAE depuis près de 20 ans et l’autre, plus récente, complète l’étude sur la Normandie orientale dont les prospections sont réalisées par l’équipe de SEINORMIGR depuis 2013. Les efforts de pêche sont axés sur les cours d’eau les plus productifs, lesquels font d’ailleurs généralement l’objet de totaux autorisés de captures  (TAC). Ces stations sont inventoriées annuellement en utilisant un protocole standardisé de pêche électrique nommé Indice d’Abondance Saumon (IAS). Il vise à capturer les jeunes saumons aux abords de leur lieu de naissance et de grossissement, à l’aide d’électricité (technique non létale utilisée depuis de nombreuses années pour la majorité des inventaires piscicoles). Chaque portion intéressante de cours d’eau est donc soumise à un champ électrique durant précisément 5 minutes, ce qui permet ensuite de comparer les stations entre-elles, et de noter des évolutions au fil du temps.

Les investigations régulières permettent d’affiner les connaissances sur les zones favorables à la reproduction des adultes et au développement des juvéniles et sur la répartition des individus au sein du réseau hydrographique année après année. Les campagnes de terrain permettent aujourd’hui de dresser un portrait des populations de saumons atlantique sur les cours d’eau du bassin Seine-Normandie.

Résultats

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Géologie

La nature géologique des sols et le développement des populations de saumons semblent de toute évidence intimement liées. En Normandie, deux grandes entités géologiques sont à discerner. La Normandie occidentale est majoritairement constituée d’un sol granitique présentant un régime hydrique pluvio-dépendant formant des radiers aux substrats très grossiers, à fortes pentes, se réchauffant plus vite au printemps et qui constituent l’habitat préférentiel du saumon. À l’inverse, en Normandie orientale, le sol est essentiellement calcaire, avec un régime hydrique d’origine sous-terraine permettant une alimentation continue des cours d’eau induisant des étiages peu marqués et favorisant la formation de plats courants aux températures modérées. De tels cours d’eau donnent l’avantage à la truite de mer qui généralement prédomine, à l’exception de quelques bassins sous influence géologique différente, comme la Béthune, ou encore à l’échelle de tronçon où les conditions physiques se réunissent permettant ainsi le développement exclusif du saumon (Bresle, basses vallée de la Varenne, de l’Austreberthe, de la Valmont et de l’Andelle).

Résultats détaillés par bassin versant

Les fiches disponibles ci-dessous présentent la synthèse des résultats obtenus lors des suivis des abondances de saumon atlantique sur le territoire de l'association par bassin versant (résultats 2020) : 

-Fiche bassin Béthune (dpt. 76)

-Fiche bassin Bresle (dpt. 76)

-Fiche bassin Eaulne (dpt. 76)

-Fiche bassin Varenne (dpt. 76) 

Résultats globaux

Indicateurs globaux concernant le saumon atlantique (échelle Seine-Normandie)
Détails des résultats obtenus à l'échelle Seine-Normandie (distinction socle ancien et socle calcaire)

Des inventaires ciblant le saumon atlantique sont réalisés sur le territoire Seine-Normandie depuis 2000 sur le socle ancien (propice à l'espèce) et depuis 2015 sur la partie calcaire (moins propice mais tout de même productive).

Ces résultats nous permettent aujourd'hui d'avoir un regard relativement précis sur l'état de la population de saumon. Globalement, nous observons une évolution du linéaire colonisé par l'espèce, à mettre en lien avec une politique de restauration de la continuité écologique menée depuis plusieurs années sur le territoire. 

Concernant les abondances et les observations d'adultes, nous observons une amélioration globale depuis 2000, avec une progression du nombre moyen de juvéniles capturés par station de pêche (protocole IAS) et une augmentation du nombre de géniteurs observés annuellement.

Sur le pas de temps 2016-2020, trois années particulièrement mauvaises ont contribué à dégrader la moyenne, notamment 2016 et 2018 avec des crues printannières et des étiages marqués ayant été particulièrement néfastes pour les jeunes saumons. À noter que les chiffres 2020 concernant les Stations de contrôles de migrations ne sont pas exhaustifs (des problèmes techniques sont en causes).