Station de contrôle des migrations d’Amfreville-sous-les-Monts

Remontées annuelles

  • Population de Saumon
  • Population de truite de mer
  • Population d'anguilles
  • Population de grande alose
  • Population de lamproies marines
  • Population de lamproies fluviatiles

  Relevé du 21 sept. 2020  

Le barrage de Poses marque le fond de l’estuaire de la Seine, à près de 160 km de la limite transversale de la mer, entre les communes de Poses et d’Amfreville-sous-les-monts dans le département de l’Eure. Les effets de la marée se font ressentir jusqu’au pied de l’édifice, qui représente encore à ce jour la seule porte d’entrée pour les espèces migratrices souhaitant s’engager plus amont sur le fleuve.  

En construction depuis plusieurs années, la nouvelle passe à poissons située en rive droite du barrage de Poses a été achevée par Voies Navigables de France en 2017. Elle fonctionne désormais en complément de celle initialement présente en rive gauche, où est implantée une centrale hydroélectrique. Les possibilités de franchissement de cet ouvrage majeur, marquant la fin de l’estuaire de la Seine, sont donc désormais accrues. Deux systèmes de vidéocomptage détectent et filment en permanence les poissons qui s’engagent dans ces dispositifs. De la même manière que sur l’autre rive, une rampe spécifique au franchissement de l’ouvrage par l’anguille a été conçue en rive droite, elle aboutit sur un système de piégeage. Depuis le 25 mai 2018, les individus peuvent l’emprunter. Ils y sont dénombrés, mesurés et pesés avant d’être relâchés à l’amont du barrage, d’où ils pourront continuer leur progression plus amont sur le bassin de la Seine.

Passages d'anguilles à Amfreville-sous-les-Monts en 2018

La rampe à anguilles sur la rive droite du barrage de Poses a été mise en fonctionnement courant 2017, avec un début des piégeages en 2018. Les résultats obtenus la première année (du 14 mai au 02 octobre 2018) s’élèvent à 476 570 individus. En 2019, l'ordre de grandeur reste similaire mais mais avec des résultats un peu plus faibles : 379 875 individus.

Sur ces deux années, les proportions sont identiques avec 85 % des anguilles issues du recrutement annuel (les plus petites), et 15 % arrivées a minima l’année précédente dans l’estuaire, elles y ont séjourné durant l’hiver et reprennent leur migration durant le printemps quand les températures remontent. Ces dernières, représentent la majorité des individus capturés en mai et en juin. À partir de juillet, les individus de l’année arrivent au piège par  «vagues successives» de plusieurs dizaines de milliers d’individus par jour, ils proviennent de la mer et viennent de parcourir les 160 km d’estuaire. Ces arrivées massives sont régies par des facteurs environnementaux. Ces deux années de piégeage nous ont montré l’importance de la température de l’eau, plus celle-ci est élevée, plus l’activité de migration augmente. Avec des pics à près de 80 000 individus par jour au plus chaud de l’été. 

 

Zoom sur la Grande Alose

Depuis le début des dénombrements des poissons migrateurs à Poses (2008 en rive gauche et 2018 en rive droite), l’année 2019 a été la meilleure avec 3606 aloses dénombrées sur les deux rives (dont 2896 en rive droite et 710 en rive gauche) contre seulement 240 en moyenne les autres années. Cette tendance n’est pas généralisée au niveau national avec des chiffres à la baisse sur la plupart des autres grands bassins français. Les premiers résultats acquis sur l'année 2020 paraissent, à ce jour, assez encourageants avec près de 2800 passages dénombrés à la fin avril.

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