Station de contrôle des migrations des Claies-de-Vire

Remontées annuelles

  • Population de Saumon
  • Population de truite de mer
  • Population de grande alose
  • Population de lamproies marines
  • Population de lamproies fluviatiles

  Relevé du 16 déc. 2019  

Situé sur la Vire dans le département de la Manche, le barrage des Claies-de-Vire fait la jonction entre les communes de Pont-Hébert et de la Meauffe. Trente kilomètres le sépare de la limite transversale à la mer et huit kilomètres de la marée dynamique.           

Les chiffres du vidéocomptage

Les mouvements dénombrés par le système de vidéo-comptage des Claies-de-Vire révèlent un contingent important d’espèces migratrices, où prédomine largement la Grande Alose avec plus de 5000 individus enregistrés en moyenne sur les cinq dernières années. D’autres populations amphihalines, notamment salmonicoles sont également installées et fonctionnelles sur le bassin comme le Saumon atlantique avec 409 individus dénombrées annuellement en moyenne depuis 2014. Les effectifs de truite de mer se limitent à une centaine de poissons par an en raison d’un déficit en habitats propices à la reproduction et/ou à la perte de fonctionnalité de ceux-ci mais aussi probablement l’arrêt des soutiens d’effectifs de truite fario à l’aide d’une souche scandinave au caractère migrateur prononcé.

Les Pétromyzontidés sont également représentés, principalement par la lamproie marine avec plus de 100 individus contrôlés annuellement en moyenne, population souffrant probablement d’une gestion des ouvrages défavorable à la réalisation de leur cycle de l’espèce. L'année 2019 a été très mauvaise pour l'espèce car aucun individu n'a été dénombré. Les quelques lamproies fluviatiles dénombrées, sont observées fixées sur les aloses remontant, dont les zones de reproduction sur le bassin sont bien en deçà de celle de leurs passagers...

Zoom sur la Grande Alose (Alosa alosa)

Avec une moyenne de plus de 5000 grandes aloses dénombrées chaque année, la Vire est le fleuve sur lequel l’espèce est la mieux représentée de l’arc normand. Ceci s’explique car le bassin offre des zones adaptées à la reproduction de l’espèce même si leur accessibilité est encore limitée. Les résultats acquis depuis plus de 15 ans, semblent montrer un caractère «cyclique» dans les remontées d’Aloses, avec deux pics clairement définis en 2008 et 2015. Les dénombrements futurs permettront de confirmer ou non ce caractère cyclique.